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Manifestation interprofessionnelle : cheminots, intermittents, précaires, fonctionnaires…
Manifestation unitaire lancée par la CGT, FO et Solidaires

Jeudi 19 juin, l’Humanité

La manifestation interprofessionnelle a réuni, cet après-midi, des milliers de cheminots, intermittents, fonctionnaires, personnels hospitaliers et défenseurs du service public. Leur point commun ? « Tous victimes du plan d’austérité de Manuel Valls ». Leur force ? « La convergence des luttes pour se faire entendre », précisent les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires, initiatrices de ce mouvement unitaire.

Dans le prolongement du mois de mai « social » rassembleur et contestataire, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires ont organisé en fin de matinée une manifestation interprofessionnelle pour « amplifier la dynamique contestataire face au plan d’austérité de Manuel Valls ». Pour Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT Cheminots, c’est une « nécessité de faire converger les luttes et de rassembler les salariés car ce gouvernement ne peut continuer à nous opposer ». Des milliers de salariés de la fonction publique du secteur hospitalier ou de l’Education nationale, pour ne citer qu’eux, ont répondu présents.

« Parce que nous sommes victimes d’une crise qui n’est pas la nôtre et que nous voulons sauver notre service public », explique Michel, agent territorial de Seine-Saint-Denis. Il est venu manifester, comme le mois dernier, avec son camarade Alain, nouveau retraité « angoissé et ruiné » : « Vive la retraite, vive l’Etat ! » Quant à Fabienne Rébérioux, salariée au sein de la confédération CGT, elle se veut « solidaire avec les cheminots, en grève depuis huit jours ».

En parlant d’eux, les voilà qui arrivent boulevard de Montparnasse, fumigènes rouges à la main, drapeaux CGT et SUD-Rail entremêlés, chantant à tue-tête : « On va tout péter, on va tout péter, on va, on va… ». « Ils sont remontés. Les amendements passés cette nuit à l’Assemblée ne sont pas allés assez loin pour que les cheminots cessent la grève », déplore un salarié responsable de l’accueil à la SNCF. Fatigués, exténués, les cheminots ne lâchent rien même si l’examen de la réforme ferroviaire touche à sa fin à l’Assemblée nationale. Et même si la direction de la SCNF annonçait ce jeudi un taux de grévistes de 10,48%… « Une insulte » pour les cheminots.

« Ce chiffre est erroné. Par notre présence dans la rue, on répond à la direction que nous sommes toujours actifs et que nous n’avons pas dit notre dernier mot », intervient un cheminot parisien, qui a voté pour la reconduction de la grève, demain. « Neuf jours de grève, c’est long, c’est même très difficile financièrement mais c’est nécessaire », explique le cheminot. Parce que l’heure est grave. Durant la marche, il dénonce les problèmes de régulation, de technique causés par le manque de personnel et d’entretien car « on nous dit que la SNCF n’a pas le budget pour intervenir ». Pire, le conducteur de locomotive confie « tourner avec des machines qui datent de 1960. Il ne faut pas s’étonner d’un accident mortel comme celui de Brétigny après ». La faute à qui ? « Pas aux cheminots en tout cas. On fait un travail de titans », explique celui qui de nombreuses fois a du intervenir avec ses collègues, sur les rails, dans un train ou dans une gare, in extremis avant le drame.

« Ça ne peut plus durer. La réforme du ferroviaire doit améliorer les conditions de travail et l’équipement avant de penser rentabilité et ouverture à la concurrence », précise un cheminot de Provins, en grève depuis neuf jours. « D’ailleurs, si on est en grève c’est aussi pour assurer un meilleur service à nos usagers », précise-t-il. Un acte respecté et salué par un intermittent, employé dans la télévision, qui soutient « entièrement la grève des cheminots » et se révolte contre « les usagers qui râlent que le réseau soit ralenti ». « Il faut défendre notre service public », conclue l’intermittent, venu pousser un coup de gueule contre l’accord du 22 mars, qui le concerne plus particulièrement.

L’unité fait la force

Cheminots, intermittents, personnel hospitalier, professeurs, agents territoriaux entassés dans un seul et même cortège car l’adversaire est commun : « ensemble contre le pacte d’austérité de Manuel Valls ». Alors que Frédéric Cuvillier tentait encore récemment de diviser les mouvements, citant « des combats catégoriels », Gilbert Garrel précise, cet après-midi, que « le gouvernement ne peut continuer à nous opposer, nous faisons la démonstration aujourd’hui que nous pouvons être rassemblés, unis, et notre colère, nous l’exprimons ensemble ! ».

D’ailleurs, un intermittent du spectacle est en train de discuter de « leur misère au travail » avec un infirmier, vêtu de sa blouse blanche « devenue peu utile à l’Hôtel-Dieu ». « Même s’il y a eu quelques avancées sur la réouverture partielle des urgences à l’Hôtel-Dieu, nous devions être présents aujourd’hui car c’est une journée symbolique d’unité avec un message fort », raconte Claudine, délégué syndical CGT de l’Hôtel-Dieu. Un message repris par les intermittents du spectacle, artistes et techniciens, venus en masse, qui menacent d’annuler des festivals d’été, comme en 2003, si le gouvernement ne revient pas sur l’assurance chômage.

Prochain rendez-vous le 26 juin à 14h30 à la Bastille pour une manifestation intersyndicale. « Le mouvement continue ! » D’autres rassemblements prévus en cliquant sur la carte :

Toutes ne sont pas encore répertoriées sur cette carte interactive cependant, comme par exemple  celle de Rennes d’ores et déjà prévue à 12 h – devant Préfecture Beauregard

Fougères, St Malo, Vitré et Redon selon les modalités définies localement.

Renseignez-vous sur les différents sites des sections syndicales pour connaître les rassemblements près de chez-vous.

Partout ça bouge! : petit inventaire non exhaustif fourni par la cgt par exemple:

« La CGT a décidé d’aller à la rencontre des salariés sur tout le territoire national en appelant à l’action, par la grève et la manifestation, le 26 juin. Les luttes s’organisent, les salariés relèvent la tête et remportent aussi des victoires.

  Malgré un désaveu cinglant lors des élections municipales et européennes, le Président Hollande entend poursuivre ses réformes désastreuses ressenties comme injustes par huit Français sur dix selon un sondage CGT-Harris Interactive. Le gouvernement n’a de cesse de satisfaire les volontés du Medef pour faire baisser ce qu’ils appellent le « coût du travail ». Là encore, selon le même sondage, près de 9 Français sur 10 (87%) estiment que ce n’est pas la cause première de nos difficultés, mais pointent le coût du capital comme responsable.
Pourtant, le gouvernement s’entête dans ses politiques d’austérité en octroyant toujours plus de cadeaux aux grandes entreprises, sans contrepartie en matière d’emploi, d’augmentation des salaires, de lutte contre la précarité et le chômage, et en réduisant toujours plus les moyens de l’action publique.

Les salariés s’organisent et luttent

De nombreuses actions revendicatives se développent en ce moment et portent des exigences en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail, de protection sociale, de service public. Elles sont souvent couronnées de succès et démontrent que lorsque les salariés relèvent la tête, élaborent leurs revendications, se mobilisent dans l’unité, ils peuvent remporter des victoires.

Qu’on en juge, dans la dernière période, par maints exemples :
- Les cheminots se sont mis en grève reconductible pour obtenir une autre réforme du service public ferroviaire.
- Les intermittents du spectacle, les salariés de l’intérim, les privés d’emploi qui se sont mis en grève pour les uns ou pour les autres mènent des actions pour obtenir de nouvelles négociations sur une convention d’assurance chômage.
- les infirmiers anesthésistes, viennent d’arracher la reconnaissance de leur profession au niveau master ;
- Monoprix, où la CGT, premier syndicat de l’entreprise a fait condamner l’enseigne pour travail de nuit ;
Senerval à Strasbourg, où les salariés de cette usine d’incinération ont mené 80 jours de lutte pour obtenir de meilleures conditions de travail, d’hygiène et de sécurité ;
- Novotel Paris-Les Halles et la société de nettoyage Elior ont été condamnés par le conseil de prud’hommes de Paris à payer plus de 400 000 euros de dommages et intérêts et de rappel de salaires à 18 salariés en sous-traitance.
- SAM Technologies dans l’Aveyron où en trois jours de grève, les salariés obtenu l’annulation du plan de compétitivité, « remplacé par un plan d’industrialisation, avec de nouveaux développements qui assureront du boulot pour le futur », mais aussi des augmentations de salaires.
- Urbaser à Vitry où après des mois de lutte et 14 jours de grève, les salariés de cette entreprise de traitement des déchets ont arraché, notamment, des augmentations de salaires.
- Fralib à Géménos où après 1339 jours de lutte et d’occupation, les salariés ont obtenu un total de 19,1 millions d’euros pour reprendre leur entreprise en société coopérative ouvrière de production (thés et infusions) et bénéficieront du soutien d’Unilever pour la recherche de débouchés commerciaux, alors que le géant de l’agroalimentaire néerlandais envisageait tout bonnement de fermer l’usine produisant le thé et les tisanes de l’Éléphant.
- Dans une onglerie de Paris où des salariés-es sans papiers ont obtenu leur régularisation par une longue grève. Depuis, ce succès a donné l’envie à d’autres salariés sans papiers de se mettre en grève pour obtenir le droit de vivre et travailler ici..
- Chez Pilpa à Carcassonne où l’action des salariés a permis là aussi la reprise de l’outil industriel et la poursuite de l’activité de production de glaces sous forme de coopérative ouvrière.
- Les 35 000 agents du secteur de la collecte des déchets, du public comme du privé, étaient appelés à la grève le 12 mai pour dénoncer, notamment, la pénibilité et l’insalubrité de leurs métiers.

Comme ces salariés, partout, durant cette semaine du 23 au 27 juin, mobilisons nous. Partout, interpellons les directions d’entreprises, les employeurs, afin que nos exigences sociales résonnent dans tout le pays, et notamment les 7 & 8 juillet prochains, lors de la Conférence sociale.

Infos / Mémo :

Manifestations nationales interprofessionnelles contre la Loi Travail jeudi 9 juin 2016 (voir les rendez-vous de la semaine d'actions)

Les précaires de l'éducation nationale se rassemblent dès 11 h place Hoche

COORDINATION DES PRÉCAIRES DE L'ÉDUCATION EN GRÈVE CONTRE LA LOI TRAVAIL

RÉUNIONS DE LA COORDINATION les LUNDIS à 18H, au local de SUD éducation, 5 rue de Lorraine à Rennes quartier Villejean ( voir le plan)

Caisse de grève en ligne: https://www.tilt.com/tilts/caisse-de-greve-precaires-de-leducation-35


 

Jeudi 23 juin

Audience au Conseil des Prud'hommes de Rennes (2 rue des Trente) à 14h le 23 juin d'une vingtaine d'EVS pour la défense de leurs droits.

Merci de venir nombreux les soutenir.

IMPORTANT !



Soutenez le collectif EVS-AVS35 pour refuser la précarité et dénoncer le non respect des engagements de l’Éducation Nationale pour la formation du personnel !

Le grand réinventaire

L'abécédaire vidéo : Des films, à partir de mots-clés, de mots-sources, de mots-outils qui fondent notre vision commune, le croisement de nos regards, notre besoin d’humanité. Des films pour mettre en commun celles et ceux qui, du monde du travail, de la politique, des luttes associatives et syndicales, de l’économie, de l’éducation, de la santé, de la culture, acceptent de partager leurs engagements. Cliquez ici pour plus d'infos.

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