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La fin de ce colloque sur le handicap, mercredi après-midi, était consacré à la scolarisation des enfants handicapés. 
 
Nous étions donc une douzaine à l’entrée du Liberté à 13h30 pour distribuer notre tract du Collectif AVS-EVS35, spécialement écrit pour l’événement, avec la présence de militants syndicaux de SUD, de la CNT et du SNUIPP (de retour). Nous étions deux AVS-EVS à être inscrites pour participer. 
 
10 minutes avant l’ouverture, un policier des Renseignements Généraux est venu nous demander si nous souhaitions intervenir dans le colloque. On lui a répondu qu’on était preneurs, évidemment ! Une organisatrice est venue ensuite nous chercher pour nous dire qu’on pouvait intervenir mais seulement 5 mn en tout début de séance. Dilemme : nous avions prévu plutôt une intervention  au cours d’un échange, sous forme de témoignage. Mais puisqu’on nous permettait d’ouvrir l’après-midi, ne valait-il pas mieux évoquer plus largement les situations des EVS, leurs revendications et les actions du Collectif ? Ou bien partager les 5 minutes ? C’est court pour deux interventions : parler des revendications et  lire un témoignage. On s’est débrouillé pour développer plutôt les revendications. Le public a applaudi, un public, sa fonction, c’est d’applaudir. 
 
Et puis le colloque a commencé. Il y a eu deux intervenants, 45 mn chacun. Le premier, Eric Plaisance (prof émérite à Paris Descartes…) était très intéressant et disait que la loi 2005 est une bonne idée, mais que tout est encore en chantier… passons, là n’est pas le propos de ce résumé. Ah, si ! nous avons appris qu’en Italie, la loi de 1977 a supprimé toutes les classes spéciales et a intégré les enfants en situation de handicap avec des professeurs de soutien.  Il y a 1 prof de soutien pour 4 élèves, mais ils ont le même statut que les professeurs ordinaires ! Même Berlusconi n’a pas réussi à faire tomber ça. Puis il y a eu le second intervenant pour les pays scandinaves.
 
Après une pause s’est tenue la table ronde avec 9 personnes dont Jean DEVRIES (notre inspecteur IASH), deux mères d’enfants handicapés, une prof d’ULIS, un prof de CLIS, Justine POULAIN (Présidente de l’association UNAÏSSE sensée représenter les AVS), Yves LECOMTE (Directeur du centre Angèle Vannier), une avocate. Chacun a parlé dans son domaine de compétence ; nous étions prévenus qu’il n’y aurait pas de question du public par « manque de temps » !!! Donc pas de débat (tiens tiens !)
 
Il nous semble que Justine a fait ce qu’elle a pu. Elle a parlé du manque de considération pour les AVS, de la difficulté du travail, de ce que ce travail représentait, de la difficulté de devoir être là sans se faire voir (en quelque sorte) ; elle a dit être passée par toutes sortes de contrats précaires, a dit attendre une véritable formation pour les AVS, mais aussi pour les enseignants. Elle a également évoqué les différents statuts, et était sceptique sur la CDIsation…  
Mais elle n’a pas parlé de formation qualifiante, ou de titularisation. Elle a été timide et politiquement correcte et c’est dommage. A sa décharge, elle était face à une salle quasi comble, seule au milieu de tous ces intervenants patentés,  et reconnaissons que ça ne devait pas être facile. On sentait bien qu’elle n’a pas pu tout dire, car les autres ont embrayé et les thèmes ensuite ne lui laissaient guère la possibilité de revenir sur les AVS. 
 
 
Les autres thèmes soulevés ensuite et surtout les confrontations étaient intéressants mais ne parlaient pas de nos missions d’AESH. Par exemple les PPS, outils de base pour accompagner au mieux la scolarité de l’enfant en fonction de ces besoins sont souvent incomplets ou incorrectement détaillés ! Dans certaines écoles, on prend pour PPS de simples résumés d’ESS. Il arrive aussi que les AVS ne soient pas conviés à ces réunions.
Bref, l’on voyait bien comme cela  a été dit plusieurs fois dans la journée que beaucoup de choses sont bancales. Certains termes vont être changés (en haute sphère) sans explication officielle, mais qu’est-ce que cela change au quotidien ? Par exemple « inclusion » a remplacé « intégration » : avec quel effet ? 
 
Cette journée a apporté pas mal d’informations. Par contre, sur place la passivité des intervenants quant à notre situation était flagrante ! Par exemple, si l’intervention du Collectif en début de séance, claire et bien ficelée (il y avait quand même plusieurs centaines de personnes dans la salle) a été applaudie par la salle, jamais aucun des collègues enseignants présents n’a pris position sur ce que l’on défend!
De même lors de la table ronde, Justine s’exprime, certains acquiescent à ces côtés mais …: RIEN!
 
 
Un enseignant en CLIS qui a travaillé avec des AVS il y a trois ans, était présent à la table ronde. Il a vu le Collectif diffuser ses tracts, et nous a dit : « c’est bien, vous vous battez toujours! » A la table ronde, il a eu plusieurs fois la parole, il a évoqué le fait qu’il travaillait toujours avec une AESH, qui changeait tous les deux ans… et…et… : RIEN !!!!
 
Et voilà ! c’est tout ! A part cet aparté concédé à Justine, il n’a pas du tout été question des AVS, sauf pour les mentionner brièvement parmi les moyens mis en oeuvre (des outils quoi). Oubliée l’intervention du Collectif, tolérée la parole de Justine, ignorés superbement les AVS ! Pour une séance consacrée à la scolarisation des enfants handicapés, c’est fort. Pas moyen donc pour nous d’en placer une avec nos témoignages sans risque de passer pour des survoltés car il aurait fallu arracher la parole. Pourtant nous espérions ce débat public !
Et depuis ?
Les deux jours de colloque ont été intégralement filmés : http://handicap2015.fr/videos/            
Enfin presque, car il manque au tableau l’intervention du Collectif, qui pourtant a été certainement filmée.
 
Que peut-on penser de cet après-midi du 21 janvier ?
 
D’abord que le Collectif a tenu son objectif, qui était d’être présent, de se faire entendre et de sensibiliser, peut-être, les participants au colloque sur la situation des AVS-EVS. Cet objectif a été tenu : une douzaine de présents avec le soutien de 3 syndicats, 2 participants prêts à intervenir, un tract diffusé à 400 exemplaires, une banderole et quelques échanges à l’entrée, une intervention inespérée mais écoutée en début de séance, et un article avec photo dans Ouest France. 
 
Certes la parole n’a pas été donnée à la salle, aucun temps d’échange n’a été accordé. C’est dommage parce que nous serions intervenus pour témoigner, et dénoncer l’hypocrisie de l’Etat dans la situation faite aux EVS. Dans un colloque, on réserve parfois un temps d’échange pour les participants.
 
Ce qui est plus grave à nos yeux, c’est que des participants, voire des intervenants, reconnaissent en catimini l’injustice faite aux EVS-AVS, et n’en disent rien quand eux sont invités à parler. Mais au fond, est-ce si étonnant que cela ? Leurs encouragements à notre attention ne pèsent  finalement pas lourd si ils se taisent face à l’institution. 
 
Cela devrait nous faire comprendre, nous les AVS-EVS-AESH, que la seule façon de vraiment nous faire entendre, c’est de maintenir ce genre d’initiative. C’est à nous de prendre la parole et de dénoncer les conditions qui nous sont faites. A nous de dire aux parents, aux enseignants, aux « spécialistes » : « Vous trouvez que notre situation est indigne ? Eh bien dites le AVEC nous ! »
La présence du Collectif EVS-AVS 35 au colloque était une étape de plus dans la lutte. Il faut que les AESH , les AVS et les EVS du 35 rejoignent le collectif pour des actions plus marquantes :  il n’y a que comme cela qu’on forcera l’Etat à décider d’un vrai statut pour les accompagnants.
 
Validé le 3 février

L’intégration scolaire et préjugés

Parmi les autres revues auxquelles je ne me suis jamais abonné : celle du conseil régional, du conseil général, de l’agglomération (Rennes métropole), de la commune, du syndicat des eaux auquel ma commune est connectée, du Centre social et encore l’agenda des fêtes et manifestations du département et celui de la métropole locale… la revue de ma banque, celle de mon assureur…. je reçois à mon domicile la revue de la MGEN Valeurs mutualistes comme tous les mutualistes adhérents et je dois dire que je ne lis généralement que les gros titres…

Mais dans le dernier numéro, N° 293, ce n’est pas un titre qui a attiré mon attention mais la photo en pleine page d’une jeune femme fixant l’objectif et donc le lecteur, moi. Cette jeune femme vêtue de rose sourit et il est dit que l’article de la rubrique valeur éducative va nous présenter son portrait. Elle s’appelle Marie-Laure Davezan et elle a « L’intégration scolaire pour combat ».

M.L. Davezan est référente de scolarité (ici mon correcteur souligne en rouge ce néologisme) après avoir été, longtemps enseignante spécialisée en internat, puis en IME. Elle définie sa mission comme devant « dépasser la simple coordination, elle est médiatrice et fait l’interface entre des familles démunies et des équipes pédagogiques pas toujours prêtes à accueillir un enfant handicapé ». Suit un propos sur le thème de la douleur et de la souffrance qui lui appartient. A la fin de l’article il est mentionné que M.L. Davezan est également auteur d’un roman : l’enfant aux yeux noirs.

Comme pour appuyer l’article il a été ajouté un encart : Scolarisation des élèves en situation de handicap : en progression constante, puis suivent des chiffres concernant la loi de février 2005. Car c’est bien le sujet réel de l’article et là la MGEN comme le dit si bien Thierry Beaudet le président du groupe MGEN dans son éditorial : la MGEN lutte contre la pauvreté. Ainsi la loi de 2005 apparaît comme un moyen de lutte contre les inégalités.

Ce que ne dit pas M.L. Mavezan, qui pourtant est enseignante spécialisée, c’est que si les équipes pédagogiques ne sont pas toujours « bienveillantes et accueillantes » c’est qu’elles ont de sérieuses raisons de l’être. Manque d’effectifs, manque de moyens, surtout manque de formation…et pour les Directeurs d’écoles craintes réelles de se retrouver devant le tribunal pour répondre aux manquements de formation professionnelle du service public d’enseignement*

Ce qu’elle a peut-être également oublié, c’est que les équipes éducatives avec lesquelles elle travaillait auparavant dans les institutions spécialisées étaient composées de personnels qualifiés et décemment rémunérés , ce qui n’est pas le cas des personnels précaires mis au service de l’intégration scolaire par le Ministère de l’éducation nationale. Salariés à temps partiels contraints sous contrats à durée déterminée, sans statut, qui n’ont droit qu’aux minima sociaux.

Il serait par conséquent grand temps que le groupe MGEN se pose la question de soutenir une logique de précarisation du système éducatif qui produit plus de pauvreté et donc moins de valeurs mutualistes.

Gildas Duplenne

Conseiller d’éducation populaire et de jeunesse retraité

Vern sur Seiche

*Rapport de l’assemblée nationale pour la loi de finance 2013 (budget 2013 / 2015) L’Éducation nationale a pourtant manqué, et de manière répétée, à ses obligations, ce qui a conduit un grand nombre d’EVS-AVS, avec l’appui de certains syndicats, à déposer des recours contre les établissements scolaires fautifs. Selon l’Union nationale des employés, auxiliaires de vie scolaire et assistants de scolarisation, environ 2 300 recours auraient été déposés pour la seule « première vague » des contrats, ceux de la période 2009-2012. Cette organisation a indiqué au rapporteur pour avis que « l’exemple » ainsi donné par ces contractuels est de nature à inspirer l’attitude de ceux faisant partie de la « deuxième vague », recrutés à partir de l’été 2012 et dont la colère, à l’encontre du ministère, tend à grandir. Pour sa part, celui-ci a indiqué au rapporteur pour avis, le 2 octobre dernier, que, selon les chiffres disponibles au 30 juin 2012, 307 affaires avaient été jugées et que 1 437 affaires étaient en cours.

Quoi qu’il en soit, il y a lieu de noter que ces recours aboutissent, immanquablement, à la condamnation des établissements ayant recruté des accompagnants, les indemnités à verser pouvant atteindre, par exemple, 140 000 euros, dans le cas d’un lycée et de deux collèges de l’académie de Rennes). Les représentants de la direction générale de l’enseignement scolaire entendus par le rapporteur pour avis ont ainsi précisé que le ministère de l’éducation nationale devait, en septembre 2012, payer 2,5 millions d’euros en contentieux…

Le Parti de Gauche s’alarme des choix du gouvernement en matière de politique du handicap qui, en décidant de réduire les dépenses sociales plutôt que d’augmenter les recettes fiscales, s’inscrit dans le droit-fil des politiques austéritaires de son prédécesseur.

Nous ne pouvons que dénoncer des renoncements qui reviennent à faire supporter la crise aux personnes en grandes difficultés et notamment aux personnes dites handicapées. Ainsi le Parti de Gauche :

Pour le Collectif Handicap 35 et l’APF, entretien avec Jean-Yves Le Houezec (interview de l’Avenir version longue)

– En septembre, Luc Chatel a annoncé une «rentrée réussie», quel est le bilan du collectif handicap 35?

Nous reconnaissons du mieux dans l’accompagnement mais ça coince pour les structures spécialisées.
La logique comptable qui contraint à partir de l’enveloppe financière et non des besoins conduit à des accrocs majeurs et inacceptables en cette rentrée.

Article de juin 2010 mais toujours d’actualité

Tous dans la même galère!

Les enseignants sourds crient leur colère face à leur situation précaire. En effet, ils sont recrutés sous contrat « auxiliaires de vie scolaire » mais dans le quotidien, ils enseignent directement seuls en LSF aux élèves sourds de la même façon qu’un enseignant titularisé de l’Education Nationale.

 

 

Infos / Mémo :

Manifestations nationales interprofessionnelles contre la Loi Travail jeudi 9 juin 2016 (voir les rendez-vous de la semaine d'actions)

Les précaires de l'éducation nationale se rassemblent dès 11 h place Hoche

COORDINATION DES PRÉCAIRES DE L'ÉDUCATION EN GRÈVE CONTRE LA LOI TRAVAIL

RÉUNIONS DE LA COORDINATION les LUNDIS à 18H, au local de SUD éducation, 5 rue de Lorraine à Rennes quartier Villejean ( voir le plan)

Caisse de grève en ligne: https://www.tilt.com/tilts/caisse-de-greve-precaires-de-leducation-35


 

Jeudi 23 juin

Audience au Conseil des Prud'hommes de Rennes (2 rue des Trente) à 14h le 23 juin d'une vingtaine d'EVS pour la défense de leurs droits.

Merci de venir nombreux les soutenir.

IMPORTANT !



Soutenez le collectif EVS-AVS35 pour refuser la précarité et dénoncer le non respect des engagements de l’Éducation Nationale pour la formation du personnel !

Le grand réinventaire

L'abécédaire vidéo : Des films, à partir de mots-clés, de mots-sources, de mots-outils qui fondent notre vision commune, le croisement de nos regards, notre besoin d’humanité. Des films pour mettre en commun celles et ceux qui, du monde du travail, de la politique, des luttes associatives et syndicales, de l’économie, de l’éducation, de la santé, de la culture, acceptent de partager leurs engagements. Cliquez ici pour plus d'infos.

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